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Gerald Dwight Byron

Biographie

Toute personne familière avec le paysage pittoresque de Gaspé, au Québec, le terrain accidenté qui s'étend des Laurentides aux Cantons de l'Est ou les paysages magnifiques de la région d'Ottawa les reconnaîtront instantanément dans le réalisme des œuvres de Gerald Byron.

Né en 1914 et ayant grandi à Trois-Rivières au Québec, la majorité de ses souvenirs d'enfance sont immortalisés dans ses chef-d'œuvres. Avant sa mort soudaine et prématurée le 11 septembre 1961, Gerald se remémorait avec nostalgie ses débuts artistiques tout en contemplant ses propres créations.

La passion de Gerald Byron pour la peinture à l'huile commença à l'âge de 14 ans au moment où il s'inscrivit à ses premiers cours d'arts au Collège Mont-Saint-Louis. En 1932, à l'âge de 18 ans, il entreprit un programme de quatre ans en arts au Collège Loyola. Il étudia ensuite pendant quatre ans à la University of British Columbia où il obtint un diplôme en architecture. En 1939, âgé de 24 ans, il déménagea à New York et se plongea pendant deux ans dans d'autres études en arts. Alors que la Seconde Guerre mondiale faisait rage en Europe, il déménagea à Ottawa où il travailla pour le gouvernement canadien de 1941 à 1943. Il s'aperçut rapidement que son indépendance artistique était incompatible avec l'atmosphère bureaucratique contraignante qui régnait à Ottawa. Il décida de tenter sa chance en entrepreneuriat. C'est à ce moment-là que les architectes et les promoteurs locaux découvrirent son talent incontestable pour l'utilisation des profondeurs et des perspectives ainsi que son souci du détail. Bien qu'il ait connu un certain succès dans le domaine, Gerald décida que l'architecture n'était pas un bon choix de carrière pour lui. Après avoir discuté avec son épouse Françoise des différentes possibilités qui s'offraient à eux, ils déménagèrent à Montréal où Gerald s'adonna à la peinture à temps plein.

On pourrait qualifier son style de réalisme. Le réalisme le détendait, « probablement parce que ce style existe depuis si longtemps et que nous vivons dans un monde incertain et en évolution constante. » Tandis que d'autres artistes se limitaient à peindre un certain genre de paysage, le style de Gerald lui permettait de choisir ses sujets. Il prenait le temps d'étudier les éléments visuels importants de son sujet. Il a d'ailleurs dit : « J'ai essayé de représenter tout ce qui est présent et que j'ai observé et, à partir de mes habiletés, de faire en sorte que le spectateur puisse interpréter exactement ce que j'avais vu. » De tous les aspects de l'art de peindre, c'est le processus qui le passionnait avant tout parce que celui-ci exige une recherche et un apprentissage constants. Toutes les peintures de Gerald expriment ses idées, ses émotions et ses humeurs. Il a constamment cherché à établir ce lien affectif entre l'artiste et le public.

Le moins que l'on puisse dire des trois ou quatre dernières années de la vie de couple des Byron c'est qu'elles ont été tumultueuses. Leur situation financière était très précaire. On avait débranché l'alimentation en électricité de leur petite maison. Ils étaient constamment à court de provisions. Le peu d'argent qui leur restait était consacré à l'achat de matériel pour artistes. Contre toute logique, Gerald refusait de vendre ses peintures avant l'ouverture officielle de sa galerie d'art qui, selon lui, devait survenir dans moins d'un mois.

Françoise s'étonnait toujours de l'énergie que son mari consacrait à peindre en dépit de nombreuses périodes difficiles. Malgré l'adversité, il a toujours réussi à conserver un niveau de qualité supérieur. Désespérés, Gerald et Françoise parcouraient quatre milles à pied à tous les soirs de la semaine pour se rendre au dépanneur afin d'acheter des provisions. Les seuls aliments au menu étaient des barres de chocolat. Un soir, en revenant du dépanneur, la destruction se dessina à l'horizon. Leur maison et future galerie d'art étaient la proie des flammes. La réaction de Gerald fut rapide et immédiate. Il courut vers la petite maison et, dans l'espoir de récupérer les tableaux qui n'avaient pas été endommagés, il se précipita à l'intérieur du bâtiment, sans aucune préoccupation pour sa propre sécurité. Il a toujours maintenu qu'au tout dernier moment, alors qu'il était à deux doigts de la mort, une main venant du haut l'avait guidé hors des flammes. Il a toujours affirmé qu'il n'aurait jamais pu s'en sortir seul.

Tous comptes faits, sur un total d'environ 110 peintures, seules 9 ont survécu à l'incendie. L'œuvre de toute une vie fut détruite en quelques minutes, sans compter les brûlures sévères qui couvraient 70 % des bras de Gerald. Le visage ruisselant de larmes, Françoise et Gerald observèrent incrédules tandis que leur rêve s'envolait en fumée. Tout en se demandant comment un tel désastre avait pu se produire, Françoise, secouée par la peine, s'effondra dans les bras de Gerald.

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