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Le récit

Lorsque j'étais enfant, au début des années cinquante, ma famille visitait régulièrement les Byron. Mes parents étaient très heureux de fréquenter des personnes aussi gracieuses et charmantes. Ma famille et moi étions toujours invités aux fêtes organisées par les Byron. Presque immanquablement, Gerald trouvait une excuse pour m'amener dans son studio avec l'intention d'éveiller mon intérêt pour la peinture. Ces visites ont eu un grand impact dans ma vie. Pour moi, Gerald était un homme extrêmement doux et sensible. Son épouse Françoise m'apparaissait comme gentille, généreuse, affectueuse, sage aussi. Ils me considéraient comme leur fils. Leur affection pour moi m'était chère et les connaissances artistiques de Gerald m'épataient.

Ma relation avec les Byron prit fin subitement lorsque mes parents furent transférés dans la région de Vancouver. Même si, au cours des années, j'ai souvent été submergé par mes souvenirs de ces événements, j'ai dû me faire à l'idée que ma relation avec Gerald et Françoise appartenait au passé. Si mon intérêt pour la peinture a diminué au fil du temps, mes souvenirs sont restés intacts. Après cinquante ans, les images des paysages riches et accomplis de Gerald Byron m'accompagnent toujours. Je suis convaincu que très peu d'artistes, vivants ou morts, peuvent rivaliser avec lui au point de vue de la signification historique ou du mérite artistique de son art.

La mort prématurée de mon épouse après une lutte courageuse de six ans contre la leucémie a marqué un point tournant dans ma vie. J'ai ressenti le besoin d'aller de l'avant et de tourner la page. Il fallait que je donne un nouveau sens à ma vie, que je refasse le plein d'énergie. J'ai donc entrepris un voyage à Montréal, la ville de mes souvenirs d'enfance.

Dès mon arrivée, j'ai consulté toutes les sources à ma disposition pour trouver des renseignements sur les Byron, mais sans succès. J'ai poursuivi ma recherche du côté des galeries d'art, des fournisseurs de matériel pour artistes et des boutiques d'encadrement. Finalement, dans un magasin de matériel pour artistes, j'ai rencontré un commis qui se rappelait vaguement avoir vendu une grande quantité de cadres à une vieille dame bien des années auparavant. Le propriétaire du commerce prit le temps de trouver la facture. Le nom de la cliente était Françoise. S'agissait-il d'une coïncidence ou la chance était-elle de mon côté? Je ne parvenais plus à me contrôler. Le rêve allait se réaliser.

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